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A Bruxelles, près de 40 % des enfants sont pauvres !

Dans l’article ci-dessous, l’auteur bruxellois Daniel Soil, fait état de l’inégalité face à laquelle se trouve chaque enfant. UFB soutient des actions pour lutter contre cette pauvreté-là. Et pour rebondir, il faut sans doute bénéficier d’impulsion sensible. C’est à cela que s’attèle United Fund for Belgium.

De quoi peut-on se passer ?

Renoncer aux voyages scolaires ? Aux vacances ? Ne pas renouveler les vêtements ? Les chaussures ? La literie ? Supprimer la viande, diminuer les fruits et les légumes ? (Bien sûr il y a les colis alimentaires, mais ils ne sont pas adaptés aux repas. Trop de ceci, pas assez de ça).

Limiter à loisirs à la télé ? Baisser le chauffage ? Oublier les fournitures scolaires ? Se priver de jeux, cesser d’inviter les amis ? Couper l’internet ? Logement : aller sur un plus petit ?

Chaque pauvre fait ses choix.

Tomber en pauvreté, en une fois ou petit à petit. Voir les réserves fondre et se retrouver avec presque rien. Moins de mille. Moins de cent. Il est bon d’écouter les précaires pour comprendre et se figurer leur difficulté. Se mettre à la place de. Instaurer un circuit court entre soi et la personne. Alors on songe à aider. 

Eprouver ce que doit être une vie quand l’allocation familiale sert à la subsistance, au jour près. Et qu’à l’occasion d’un divorce, celle-ci est transférée d’un parent à l’autre. Alors on songe à aider.

Et puis il y a les papiers à remplir ! Toute demande fait l’objet d’un document : ouvrir un dossier, produire un acte, un certificat. Or ça ne va pas de soi, car la précarité entraîne la perte des repères. On se désaffilie du monde. Et les services publics ne s’adaptent pas toujours aux défaillances des affaiblis.

Vivre dans le trop peu de tout donne un regard spécifique sur le monde. On se ratatine, on réduit son projet de vie. La pauvreté entraîne le manque de confiance. Certains renoncent à l’aide accessible, par exemple aux allocations d’étude au niveau secondaire, par crainte d’être dépassé devant la procédure et les écrans minutés. La précarité génère le silence. 

Et ne confondons pas un choix de vie volontairement simple avec une privation obligée, imposée.

Mais vivre la pauvreté, c’est aussi pratiquer l’intelligence à temps plein, pour se débrouiller ! Cela développe. Cela forme. Les chanceux n’ont pas le monopole de la perspicacité. Les pauvres n’ont pas forcément besoin d’être instruits. Ils savent. Mais ils ont besoin d’une impulsion sensible. 

C’est ce à quoi s’attachent, avec cœur, les associations et projets soutenus par United Fund for Belgium. Pensons-y.

Daniel Soil

Ecrivain public, diplomate Wallonie-Bruxelles honoraire

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